Publié le Laisser un commentaire

Thèmes #1 – Le deuil dans ce que j’écris

Le deuil dans ce que j'écris


Chers lecteurs, vous le verrez avec cet article et les prochains, j’ai désormais envie de proposer du contenu un peu différent sur le blog. On parlera notamment des thèmes que j’aborde plus ou moins régulièrement dans mes textes : ici, ce sera le deuil.


La mort fait partie de la vie. C’est un peu bateau, comme phrase, je le sais, et pourtant c’est une vérité, je crois, générale. Et qui dit mort, dit aussi deuil. Je ne sais pas pour vous, mais, pour ma part, dans ce qui peut m’agacer quand je lis, que je regarde un film ou une série, il y a la fait de passer très rapidement sur cette période de deuil.

Si certains auteurs, certaines autrices, certaines séries le font très bien, c’est parfois survolé, et j’ai tendance à trouver ça dommage, car c’est un sujet qui touche tout le monde, qui fait entièrement partie de notre réalité, et que chacun expérience différemment ; de fait, un deuil bien traité me touchera très certainement en plein coeur, quand un deuil qu’on éviterait de montrer pourrait me décevoir.

Et comme c’est quelque chose que je ne veux pas ressentir, c’est aussi un sujet que j’essaie d’aborder dans toute sa complexité lorsque j’écris – bien sûr, selon le genre du roman, il n’est pas toujours question de deuil (n’allez pas croire que je suis un auteur sadique, je ne voudrais pas déjà griller ma couverture). Quoiqu’il en soit, le deuil, son expérience, sa complexité, ce sont des sujets qui me tiennent à coeur et que je souhaite retranscrire dans certains de mes textes.


Le deuil : un sujet qui touche tout le monde

Déjà, le deuil est un sujet qui touche, malheureusement, absolument tout le monde. On passe tous par cette étape du deuil, et c’est l’une des raisons pour laquelle le manque d’attachement à cette période qui marque la vie de chaque personne a tendance à m’agacer. On évite un sujet, certes douloureux, mais pourtant complexe et que beaucoup aimeraient pourtant voir traité d’une façon ou d’une autre.

Evidemment, encore une fois, le genre du roman entre en compte dans la façon de traiter ou non un deuil – pour autant, si mort il y a dans un roman (ou une série, ou un film), le deuil me semble être une étape obligatoire et ce, peu importe le genre. Mais j’imagine qu’il ne s’agit là que d’un avis tout à fait personnel, et peut-être le votre sera-t-il différent. Pour autant, et comme c’est ainsi que je vois les choses, j’aime ne pas traiter cette partie trop rapidement dans les textes dans lesquels surviennent une ou des morts.

Finalement, j’ai l’impression que c’est assez inévitable et c’est aussi pour ça qu’il y a une certaine récurrence de ce sujet dans ce que j’écris : je m’attache, même en fantastique, en fantasy, en romance, à dépeindre une partie de la nature humaine dans toutes ses nuances, dans toute sa beauté, dans toute sa tristesse ; sans le deuil, mes textes ne seraient, à mon sens, pas complets.


Le deuil : un sujet qui fait partie de notre réalité 

De façon peut-être un peu répétitive, j’ajouterais également que le deuil fait partie de notre réalité. Comme je l’expliquais plus haut, il n’y aucun moyen d’y échapper ; pourquoi n’en serait-il pas autant dans ce qu’on écrit, dans ce qu’on regarde ? Pour autant, la mort elle-même n’est pas présente dans chaque roman et alors, bien sûr, le deuil ne le sera probablement pas non plus (ou en tout cas pas sous cette forme) ; mais quand on veut écrire la vie d’un personnage de bout en bout, il m’apparait comme presque irréaliste de ne pas traiter de ce sujet.

C’est aussi pour ça que je lève un peu les yeux au ciel, principalement dans les séries, quand on passe rapidement sur la mort d’un personnage et qu’on oublie bien vite qu’il était dans la série.


Le deuil : une expérience différente pour chaque personne 

Et, bien sûr, chaque expérience est différente. Quand je dis qu’il y a une récurrence du thème dans ce que j’écris, ça ne veut pas pour autant dire que le sujet est traité de la même façon ; en tant qu’auteur, il est aussi important que je sache me renouveler dans ce que je fais, sans quoi les lecteurs risqueraient de s’ennuyer.

Mais ça ne veut pas dire qu’un thème ne peut pas être utilisé et réutilisé ; tous les thèmes le sont, sinon plus personne n’écrirait aujourd’hui. La lecture peut avoir bien des bienfaits, et notamment celui de dépeindre une certaine réalité : elle n’est pas réelle pour tout le monde et pour autant, elle peut aussi permettre de déculpabiliser son propre deuil.

Quand on est jeune (ou même plus âgé), voir dans plusieurs romans que chaque deuil est différent peut être d’une aide précieuse, et la réalité est aussi là : dans l’entremêlement de tous les textes lus, et pas toujours dans un seul livre. 

Egalement, il me semble que si le deuil est différent pour chaque personne, il l’est aussi pour une seule et même personne qui expérience le deuil plusieurs fois dans sa vie. C’est une réflexion qui me vient, évidemment, de questionnements récents sur le sujet : à la suite du décès de mon oncle il y a quelques mois, le fait que je n’ai pas vécu ce deuil comme j’avais vécu les précédents il y a quelques années m’a beaucoup questionné, parfois fait peur. C’est aussi, pour moi, tout l’enjeu de l’écriture et de la lecture ; ainsi que de toutes les formes d’art.

En tant que créateur, c’est une façon de transposer des sentiments, et tant que spectateur, lecteur, consommateur, c’est une façon de mieux appréhender le monde, le ressenti des autres et le mien. 


Le deuil : Deux textes qui en parlent

Elle a tes yeux, mon amour, de Typhanie Moiny. On suit une femme après le décès de son homme ; c’était un livre très beau, très touchant, et qui m’a beaucoup plu. 

They both die at the end, de Adam Silvera. C’est différent ici, puisqu’on est dans un monde où l’on reçoit un appel lorsque l’on va mourir dans les prochaines 24h. C’est, ici, un pré-deuil, finalement, et c’est beau, parfois dur, mais très intéressant. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *