Ecriture

Ecriture #1 – Le premier chapitre d’un roman (1/2) : se débarrasser de ce que l’on croit savoir

Bonjour lecteurs et auteurs et autres gens. Dans l’article d’aujourd’hui, j’avais envie de parler un peu d’écriture et plus précisément de l’écriture d’un premier chapitre de roman. J’ai longuement réfléchi à la façon dont je devais faire cela et j’ai décidé de couper l’article en deux. Avant toute chose, il est absolument important de garder en tête que tout cela n’est que conseil de ma part – et c’est forcément assez subjectif. Tous les auteurs n’écrivent pas de la même façon et ça ne sera jamais le cas. Alors, si ce dont je parle aujourd’hui ne paraît pas vous convenir, c’est tout à fait normal. Je partage principalement mon expérience, ma façon de faire et c’est à vous de voir si ça vous plaît, si vous pensez pouvoir en tirer quelque chose (bon ou mauvais). 

Le premier chapitre d’un roman : les règles ? 

Le titre de l’article, vous le voyez, s’intitule : « se débarrasser de ce que l’on croit savoir », concernant, donc, le premier chapitre d’un roman. Mais qu’est-ce que ça veut dire, exactement ? Je suis sorti du lycée il y a maintenant 3 ans et je suis encore à l’université et s’il y a bien quelque chose que j’ai fini par comprendre avec l’étude de romans de littérature classique, c’est qu’il y avait à cette époque un certain nombre de règles qui ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Forcément, les temps évoluent, les mentalités et les textes aussi. Cela dit, très souvent, à l’école, il y a quelque chose qui revient souvent : l’incipit, et la façon dont il doit être fait. 

S’il y a bien un truc qui m’a, personnellement, toujours agacé, c’est cette idée que tous les débuts de roman devaient se ressembler. Présenter le personnage principal, un lieu important, et faire comprendre au lecteur de quoi il s’agissait. Et, de façon personnelle, c’est quelque chose que je déteste lire. Je tiens à être surpris dès le début du roman, lorsque je lis. Alors un début qui ressemble à tous les autres, autant vous dire que ça ne me fait pas vibrer. Bien sûr, je grossis largement. Beaucoup de romans utilisent cette façon de procédé et chacun à sa manière de faire de sorte à ce que rien ne se ressemble (ou presque).

Mais pourtant, et de plus en plus, on a vu des premiers chapitres s’écarter de cette idée et ça en reste vraiment bon. Le début d’un roman est quelque chose d’important pour accrocher son lecteur, et je suis de ceux qui pensent que la surprise est le meilleure moyen de tenir son lectorat. On ne voudrait pas qu’il s’ennuie et si dès le début, ils peuvent percevoir que vous allez surprendre, vous avez gagné un lecteur. Bien sûr, il y a mille autre aspects à prendre en compte et tout cela s’étale sur un roman entier, mais à ma connaissance, vos chances de voir ce lecteur terminer votre livre sont grandement augmentées. 

Le premier chapitre d’un roman : le choix de l’auteur

Encore une fois, nous sommes sur quelque chose d’assez personnel. Peut-être que ce n’est pas votre façon de faire, ni votre façon de penser. C’est normal. Pour autant, je pense que nous conviendrons tous que le début d’un roman est une étape très importante et qu’il doit être soigné au maximum. C’est pour cette raison aussi qu’il faut savoir se débarrasser de ce que l’on croit savoir. Chaque livre est différent, chaque histoire l’est aussi. Comme le sont les auteurs et les autrices. Il n’y a pas de réponse universelle. L’écriture se travaille, s’améliore toujours un peu plus. Et le premier chapitre n’est pas à négliger. Bien au contraire. Revenez dessus, vérifiez vos informations, soignez votre plume, éliminez tout ce qui pourrait être un frein à la poursuite du lecteur. Il ne faut rien laisser passer. 

Si vous êtes un grand lecteur, vous vous serez certainement rendu compte bien vite que chaque auteur à sa façon particulière d’écrire un premier chapitre. Servez-vous de cela. Lisez, voyez ce qui se fait, ce qui fonctionne. Posez-vous des questions sur les débuts que vous croisez – en quoi a-t-il (ou non) fonctionné ? Qu’est-ce qui le rend différent des autres ? Utilisez votre propre histoire pour le travailler, avant et une fois votre roman terminé. Que dites-vous au début qui a un véritable impact sur la suite ? Quels détails pourraient échapper à un lecteur peu attentif mais attirer l’attention de celui qui aura ouvert les yeux un peu plus grand ? Comment faire en sorte que les gens aient envie de continuer ? 

Et pour ça, servez-vous de ce que vous aimez. Oubliez ce qu’on vous a dit, oubliez les règles. Qu’avez-vous envie d’écrire, qu’avez-vous envie de voir ? Inspirez-vous des séries et des films que vous regardez, de vos jeux-vidéos préférés, de musiques, de livres. De tout. Utilisez simplement ce que vous savez au fond de vous-même, en oubliant ce qu’on vous a dit jusque-là.  Vous savez certaines choses et vous pensez certainement en savoir d’autres – il faut faire le tri dans tout cela et garder ce qui est certain pour vous.


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